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Hagith: La Beauté qui Attire
Volume V · Magie Olympique

Hagith

La Beauté qui Attire

Fait partie de la série Magie Olympique — Sept volumes — un pour chaque Esprit Olympien (les sept planètes des anciens).

Quand la beauté et l'amour cessent-ils de révéler l'harmonie, et l'homme se met-il à s'en servir pour posséder et parer le mensonge, prenant la force pour Source ?

On ne monte pas à cette demeure : on y descend. Au fond d'une vallée close il y a un jardin clos, et l'on y entre par une unique porte basse dans un mur chaulé et couvert de roses — si basse qu'il faut ployer le cou pour passer, faite ainsi à dessein, pour que nul n'entre dans la maison de la beauté sans s'être d'abord incliné une fois. Là-dedans c'est toujours le crépuscule : des fontaines d'eau courante qui tombe de vasque en vasque, des rosiers blancs et rouges, des miroirs de bronze inclinés vers le ciel — aucun tourné vers le visage de qui passe — et, au loin, sur le mur, Vénus, l'étoile du soir. Là veille le cinquième des sept gouverneurs que l'Arbatel dit placés par Dieu sur les planètes — Vénus, gardien de la beauté, de l'amour, de l'harmonie et de l'art. Le nom que cette intelligence prend, quand elle consent à parler, est Hagith.

Dans le cinquième volume de Magie Olympique, Eisenheim s'assied au bord de la fontaine et ne lui demande rien — ni amour, ni beauté, ni plaisir. Au fil de dix sujets et d'un après-midi entier, Hagith révèle la force lumineuse qui lui a été confiée — la beauté qui révèle l'ordre invisible, l'amour qui unit, l'harmonie qui réconcilie, l'art qui élève — et avertit, toujours du côté de la lumière, sur l'ombre humaine qui la falsifie : la beauté qui pare le mensonge, l'amour qui possède au lieu d'unir, le plaisir qui devient fuite, la séduction qui gouverne, l'harmonie de façade et l'idolâtrie de l'apparence. Chaque sujet se clôt par une Note de discernement, en voix de l'auteur, qui sépare la beauté qui montre au-delà d'elle de celle qui se ferme et pourrit dans la main.

Il n'y a ici ni rite, ni sceau, ni formule, ni évocation — et ce n'est pas une fiction : c'est une écoute mise en forme de dialogue, une contemplation, non une opération. Hagith n'est ni courtisé ni contraint ; c'est Dieu qui a concédé l'entrée, et l'esprit lui-même refuse le genou et montre loin de lui, car toute beauté appartient à Qui l'allume. Ce que le livre démasque n'est pas le messager céleste, mais ce que les hommes font de la beauté quand ils la prennent pour un mérite propre et pour la Source.

Cinquième volume de Magie Olympique — Entretiens avec les Sept Esprits du Firmament. Sur le fondement de Saturne, l'expansion de Jupiter, l'épée de Mars et la lumière du Soleil, s'élève le jardin de Vénus — le plus doux et le plus dangereux des cieux, parce qu'il est le plus aimé, et rien n'est plus difficile à lâcher qu'une chaîne qui donne du plaisir.

La même beauté peut révéler ou emprisonner, le même amour peut unir ou dévorer — et ce qui les sépare est la main dans laquelle l'homme tient la force : ouverte, pour qu'elle coule ; ou fermée, pour qu'elle pourrisse dans la paume.

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